Jeudi 10 juillet 2008
Si vous allez à Mas - Saintes - Puelles, petit village logé près de Castelnaudary, vous aurez l'occasion de découvrir la poterie "NOT FRERES".


Plus vieille poterie à four à bois de France, elle abrite depuis plus de 200 ans les générations successives de la famille NOT.
Lorsque vous poussez la porte de cet atelier tranquillement installé au bord de canal du Midi, vous entrez alors dans un univers complètement à part. Et pour peu que vous soyiez curieux, ces potiers vous font découvrir cet univers avec passion et générosité.

Ici vous trouvez 2 sortes de poteries : les poteries de jardin émaillées et les fameuses terrines à cassoulet ! Hum, tout un programme !



Petit précis de poterie pour comprendre
: les pièces sont façonnées, séchées puis cuites et émaillées. Le four à bois dont la température monte jusqu'à 1000 degrés sert tout d'abord à chauffer le séchoir tout à fait indispensable pour fabriquer une poterie de qualité c'est à dire sans humidité, puis à  cuire les poteries de jardin. Des fours à gaz seront quant à eux utilisés pour cuire les poteries alimentaires.



Jusque là, tout va bien.

Si vous vous intérressez de plus près et avec bienveillance à leur activité, ces potiers vous expliqueront également avec dignité leurs difficultés :

Désormais fortement concurrencés par la production étrangère (Vietnam), cette poterie qui n'a jamais eu à chercher de clients est aujourd'hui en difficulté. Dépendant en grande partie des clients qui passent, leurs ventes suffisent à peine à couvrir leurs charges et à faire vivre 6 personnes. Et cela pour combien de temps ? No lo se.

Par ailleurs, la technique employée pour émailler les poteries de jardin fait intervenir un email au plomb !
Or l'usage de plomb, qui provoque la maladie du saturnisme, est soumis à des normes européennes.
Sous le joût de l'inspection du travail, la poterie a alors dû investir pour mettre en place des conditions d'hygiène de travail conformes à ces normes et au taux de plomb autorisé : masques, combinaisons, construction de sanitaires et douches...Des investissements indispensables pour la santé de ces artisans mais qui ne font qu'alourdir la situation financière de cette entreprise.



Triste réalité : la poterie "NOT Frères" n'a désormais que 4 mois pour redresser la barre ou déposer le bilan !

Conscientes de la valeur de cette poterie comme élément du patrimoine local, la Chambre des métiers a fait une proposition à nos amis potiers : réorienter leur activité vers un atelier-musée. Ainsi, leur activité principale ne serait plus de vendre de la poterie mais d'être un atelier afin d'expliquer et d'enseigner leur métier aux enfants, aux touristes,...



Formidable reconversion pour ces artistes de l'argile, me direz-vous !  Vu de l'extérieur, cela semble en effet une solution presque miraculeuse.
Sauf que rien n'est moins simple que de se projeter dans une nouvelle activité, un nouveau métier, des nouvelles règles du jeu, lorsque vous vivez d'une activité et que vous maîtrisez un métier de génération en génération. Vos repères s'écroulent. Vous ne savez ni comment faire ni si vous en serez capable. Les doutes, les complexes, le sentiment d'incapacité, le découragement s'installent pour faire résistance au changement. Et puis est-ce vraiment la solution ? L'hésitation est alors ennemi de la réussite mais tout ce questionnement est bien naturel et humain.
" Nous sommes avant tout des potiers, ça nous savons faire, pour le reste, nous avons besoin d'aide " disent-ils.

L'appel est lancé.

Eux pensent avant tout à une aide financière.
Mais quoi qu'il arrive, qu'ils deviennent potiers-formateurs, commerciaux-potiers, ou bien qu'ils doivent trouver un travail ailleurs, nos 6 potiers auront besoin d'être accompagnés pour négocier ce virage difficile sans trop de casse et  faire du changement qui les attend une opportunité !


A suivre...











par Maud C. publié dans : Mises en lumière
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Vendredi 11 avril 2008
Encore un ch'tit qui fait parler de lui ! Et en bien !
Il est en effet plaisant de voir que certains ont des idées constructives pour les autres comme pour eux.

Ainsi, Jimmy Zuberek s'est récemment installé comme coursier à vélo, à Calais !

Créant son propre emploi, il propose aux particuliers, mairies, hôpitaux,... d'assurer des livraisons de courriers, médicaments, courses....
Je n'ai pas encore réussi à savoir si ce service était plus économique mais ce qui est sûr, c'est que c'est totalement écologique.
Mais le plus intéressant, c'est que Jimmy semble également avoir des valeurs sociales puisqu'il a mis dans sa palette de services ce qu'il appelle "la visite de courtoisie" : un service qui prévoit de rendre visite à des personnes agées ou malades, et éloignées de leur famille, juste pour voir si tout va bien.

Un sourire dans la soitude d'une journée, une famille rassurée, et un emploi crée !
Voici, pour ainsi dire, une activité qui fait du bien à notre planète dans tous les sens du terme, et qui, je l'espère, fera des des petits ailleurs que chez les ch'tits !

Prenez-note, la société de Jimmy s'appelle "Cyclo Plis express".

Longue vie à cette nouvelle initiative !



par Maud C. publié dans : Mises en lumière
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Mercredi 19 mars 2008
Sujet : NOS AMIS LES DRAGONS
 

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Q1 : A quelle vitesse le dragon de Komodo peut-il courir ?


Q2 : Le sais-tu : Les habitants de Komodo appellent le dragon "notre moitié" et le considèrent comme leur ami. Pourquoi ?






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Q3  Du dragon et de l'homme, qui mange l'autre ?


Q4 : De ces deux animaux, lequel est-il considéré comme un monstre ?


 







                                                                                                       



Réponses  (Source : Reportage sur Planète Thalassa + recherches sur Internet – photos Maud C.)

Classe = reptiles.
Ordre = sauriens.
Famille = varanidés .
Vit en Indonésie sur l’île de KOMODO.

Q1 : Ce varan coure à la vitesse de 11 à 20km/heure, soit aussi vite qu'un chien alors qu'il mesure 2,5 m en moyenne et 165 kg ! Il peut même grimper aux arbres lorsqu'il est jeune et pourrait nager en mer si nécessaire.

Q2 : Les indonésiens considèrent l'ORA (nom indonésien) comme leur ami car une légende dit qu'il serait né de l'union d'un homme et d'une femme.

Q3 : Il se nourrit de proies d'assez grande taille comme le cerf et le sanglier. Un varan de 52 kg a avalé en 17 minutes 26 kg de viande. Un adulte de 100 Kg peut engloutir 3 kg de viande par minute. Il arrive qu'il attaque des villageois mais c'est souvent lorsqu'il se sent menacé. Malgré ce risque pour eux, les habitants de Komodo ont toujours refusé de quitter l'île, et souhaitent protéger leur "moitié" qu'ils disent vulnérables. Cet espèce est en effet menacée car leur nourriture se fait de plus en plus rare.

Q4 : Réfléchis bien avant de répondre : quand le dragon s'attaque à une grosse proie, il lui casse d'abord la colonne vertébrale d'un mouvement de tête puis, avec ses dents acérées, il la déchiquette. Il procède différemment avec les plus petites captures: il les attrape dans sa gueule et les secoue si énergiquement que leur corps éclate. Si jamais une victime parvenait à échapper au "monstre", elle ne survivrait pas de toute façon à la morsure car les bactéries contenues dans sa salive sont si virulentes qu'elles empêchent la cicatrisation et provoquent la mort par septicémie en quelques jours. Les bactéries en question, proviennent des charognes dont ils se nourrissent.


Pour plus d'informations sur l'île de Komodo : http://www.dinosoria.com/ile_komodo.htm

par Maud C. publié dans : Amuse-bouches
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Lundi 17 mars 2008
FREDO A TANGKOKO (1)

Comme toujours lorsqu’il accompagnait ses parents en voyage au Club, Fredo s’ennuyait. Les activités proposées pour les enfants de son âge ne lui plaisaient pas et ses parents passaient leur temps à se prélasser au bord de la piscine.
Il était souvent assis au bord de la piscine. C’était bien là le problème. Une fois de plus au bord de cette fichue piscine, il regardait l’immense forêt qui jouxtait le club et où de grands arbres poussaient dans un silence muselé . Et le temps s’écoulait. Lentement.....
Fredo n’avait alors d’autre choix que de…..s’échapper.

Fredo se mit alors en tête de partir explorer la forêt qu’il contemplait de loin depuis de si longues heures : la forêt de TANGKOKO. Cette forêt était en réalité un Parc National situé au Nord de l’île Sulawesi et considéré comme une des plus belles réserves naturelles d’Indonésie.

Comme beaucoup de parcs nationaux en Indonésie, il fallait être accompagné d’un Rangers pour s’aventurer dans les profondeurs de Tangkoko. Cela coûtait de l’argent.
Fredo regarda avec tristesse le fond de sa poche. Pas une seule pièce de monnaie indonésienne. Des roupiahs, ils appelaient ça. Et puis de toute façon, quel Rangers accepterait d’accompagner un garcon de 11 ans, européen de surcroît, et sans lui demander où étaient ses parents. Impossible de faire appel à un Rangers. mmm... Comment faire ? Y aller de nuit, peut-être. Oui, c’était ça la solution. Partir de nuit. En plus, s’il revenait au matin, ses parents ne se rendraient compte de rien et donc ne s’inquièteraient de rien non plus. Trop fort !

Assez fier de lui, Fredo se leva d’un bond  et se dirigea vers l’intérieur de l’hôtel.
-    où vas-tu mon chéri ? s’enquérit la maman de Fredo.
-    Dans la chambre, maman. Je vais chercher un livre.
-    Ah, très bien mon Fredo. A tout à l’heure.

Fredo traversa les dédales d’allées proprement parsemées de pierres qui sinuaient au milieu de luxueux jardins et qui menaient jusqu’à l’hôtel. Il entra dans le grand hall, prit l’escalier de droite, montant les marches 2 à 2 à la vitesse de l’éclair. Impatient, il l'était. Il avait beaucoup de choses à préparer. 14h. Il avait toute l’après-midi pour organiser son expédition.
Fredo n’avait pas menti, il allait bien chercher un livre. Tout d’abord, il lui fallait le guide de la région. Il avait repéré que son père – désirant tout de même s’instruire sur le pays - avait emprunté à l’hôtel un guide sur la région Nord de Sulawesi, île où ils se trouvaient.
Alors qu'est ce que ça dit ce guide ? L’île de Sulawesi ou encore appelée île des Célèbes, elle-même située au Nord de l’archipel indonésien, se découpe en 4 provinces très différentes. Au sud, Sulawesi Selatan, au sud est, Sulawesi Tenggara, au centre, Sulawesi Tengah, et au nord Sulawesi Utara. Des noms qui faisaient rêver Fredo, imaginant des aventures trépidentes dans ces régions où sorciers, légendes mystiques et animaux sauvages devaient se régner, c'est sûr. Fredo avait une imagination fertile et  surtout un tel besoin d’aventure...
Mais pour l’heure, prenant son projet très au sérieux, il s’agissait pour lui de rassembler le maximum d’informations sur la forêt de TANGKOKO. Examinant avec attention une carte présente dans le guide, Fredo remarqua que la région était montagneuse et volcanique. Il avait déjà observé en regardant un peu autour de lui que le paysage était loin d’être plat. Donc 1ere chose indispensable : ses chaussures de marche. Comme il partait de nuit, 2eme objet à mettre dans son sac : une lampe torche.
Une lampe ! Mais où allait-il trouver un tel objet ? Et sans éveiller les soupcons. Ça, Papa n’en avait pas. Maman encore moins. Et s’il en demandait une à l’hôtel, il devrait bien évidemment se justifier. mmm,...que faire  ?
Fredo s’assit sur son lit les bras balands et une vague de désespoir s’empara de lui. C’était foutu.
Il resta un moment immobile et silencieux, les yeux dans le vide, suspendu aux minutes qui s’écoulaient lentement, aussi lentement  que son désespoir dans ses veines.
Soudain il se rappela. La veille, les animateurs de l’hôtel avaient fait un spectacle : une parodie de Marilyn Monroe. Un peu ridicule d'ailleurs. Bref, pour singer les projecteurs suivant une Marilyn à la demarche aguicheuse, l’un d’eux avait LA lampe torche que Fredo cherchait !
Trop fort ! D’un coup, d’un seul. Fredo sortit de la chambre, redescendit l’escalier 2 à 2, fonça droit vers le local des animateurs et négocia la lampe torche prétextant vouloir préparer lui-même un numéro pour le spectacle de la fin de la semaine. Fredo sentait à nouveau en lui l’exaltation de l’aventure.
De retour à la chambre, il continua la lecture du guide.
L’Utara était réputée comme étant la région la plus sauvage de Sulawesi. Se frottant les mains, Fredo s’en réjouissait d’avance. Mais… qui disait sauvage, disait peut-être dangereux ! Soudain, un frisson le fit tressaillir de tous ses membres. Et s’il lui arrivait quelque chose. Peut-être ne devrait-il pas y aller…
NON, s’il voulait découvrir des choses, il devait prendre des risques. Vaillant et courageux, c’est à ce prix qu’il deviendrait un explorateur ! 
Il prit néanmoins l’opinel que lui avait offert son grand-père pour Noël et dont il ne s’était encore jamais servi. On n'est jamais trop prudent !
Il ne lui restait plus qu’à trouver une bouteille d’eau, quelques biscuits. L’aventure, ça creuse. Et voilà notre Fredo fin prêt.

Désormais, il fallait attendre.  Attendre la nuit pour s’éclipser discrètement de la chambre une fois ses parents endormis. L’attente fut in-ter-mi-na-ble. Pour une fois qu’il aurait voulu que ses parents se couchent tôt…impossible de les mettre au lit !
Avec des étoiles plein les yeux, Fredo s’arma de patience , et attendit, attendit, attendit.....
.........................
Il faisait nuit noire lorsque Fredo put enfin sortir. Empreint d’une excitation craintive et puissante à la fois, il se leva sans bruit tel un félin, posa un petit mot sur son lit pour ses parents au cas où ils se réveilleraient dans la nuit et remarqueraient son absence.
“ Papa, Maman, mon destin m’appelle, je pars en expédition dans la forêt de tangkoko. Ne vous inquiétez pas, j’ai tout préparé, je serai de retour au matin. Je vous aime. Fredo.”
Il referma délicatement la porte de la chambre derrière lui. Puis courra comme un dératé dans le couloir.
Avec son petit sac à dos pour seul compagnon d’expédition, Fredo partit ainsi à la découverte de la fameuse forêt de TANGKOKO.
A ce moment précis, Il se sentit pousser des ailes.
par Maud C. publié dans : Âme d'enfant
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Jeudi 13 mars 2008

Faîtes du ski dans le VAL D'AOSTE !
L
es bonnes adresses sont là......

Un jour de plein hiver, vous êtes dans votre nid douillet,
il fait froid dehors, vous regardez par la fenêtre,
hummm, ça "sent" la neige !
Vous savez, un de ces froids secs et ensoleillé qui annonce sa bienvenue...
...et vous donne une envie irrésistible d'être sur les pistes !

Et là vous vient tout naturellement l'idée de préparer un bon gros week-end au ski  :

Oui, mais c'est toujours le même problème : Où ?
Tignes ? Val d'Isère ? La Plagne ? Méribel ? Les Arcs ?
ouais, c'est bien mais c'est toujours la même chose,
Saint-Lary ? Font-Romeu ?  OK  mais  seulement si les joueurs du XV y sont...;-)
La Bresse ? non , pardon on s'égarre.

Nous, ce qu'on veut, c'est un truc BIEN, PAS TROP CHER, AUTHENTIQUE,
et où on puisse se retrouver en famille, ou en amoureux,
Pas l'UCPA quoi !
Dur, dur,...

Pas de panique ! La solution se trouve à VALTOURNENCHE !
Valtournenche, petit village de montagne dans le beau et célèbre Val d'Aoste, en Italie.

Et là le film s'appelle " Itinéraire d'un week-end ski réussi"  !

Vous arrivez à Valtournenche (environ 3h30 de notre bonne vieille ville de Lyon)
où vous avez réservé une chambre d'hôte au PANKEO !
http://www.pankeo.com/

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Il faut bien l'avouer
Aller au Pankeo vous donne tout d'abord le sentiment d'aller dans le trou du cul du monde !
Oui, oui, oui
C'est un petit chemin serpentin non dénneigé, par lequel vous pensez pouvoir ne faire qu'un aller,
qui vous emmène doucement à destination.
Là  vous trouvez un endroit où Adélaïde vous accueille avec une authentique hospitalité italienne :
le sourire !
Un endroit qui a gardé le charme de la montagne préservée
Un endroit qui devient rapidement votre "petit chez vous"
et oh belle surprise
qui se trouve à 5 minutes à pied de la télécabine reliant le village
au magnifique domaine de Valtournenche/Breuil-Cervinia/ Zermatt
soit 159 km de pistes autour de son altesse le Cervin !

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Chao, chao petite voiture....
A nous les skis !


Et là le festival commence !
Si vous avez de la chance, c'est poudreuse, soleil et glisse d'enfer !
(testé et approuvé par L'animal & la belette)

Mais quoi qu'il arrive, là bas, c'est au moins ça :

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et ça,
IMG_0563---copie.jpg


Mais vous êtes bien d'accord, après l'effort, le réconfort !
C'est pourquoi après une bonne journée de ski, vous avez bien mérité un cocktail "especial"
chez notre ami "Antonio",

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Si, si, c'est pas difficile à trouver, le Bar Barthod sur la rue principale juste à côté de l'épicerie
où on achète la meilleure mochetta de la vallée !

Bon, et puis si n'êtes pas rassasié des anti-pastis chez Antonio
en bon Italien de circonstance (attention, il faut s'intégrer !)
vous vous remplirez la panse à l'Agriturismo de Camillo à Nus.
http://www.maisonrosset.it/
Ne vous fiez pas aux abords pompeux de son site internet
Camillo est le frère d'Adélaïde, 
Et digne de l'accueil chaleureux et documenté des Rosset, il vous ouvre la demeure familiale

Mais là, accrochez-vous !
Pour la modique somme de 25 euros, vous goûtez à tous les produits de la ferme revus et corrigés en plats typiquement italiens : une véritable orgie de bonnes choses !
Même Obélix n'en viendrait pas à bout :
antipastis tous aussi bon les uns les autres, pâté de foie de vache, saucisse à la betterave, speck sur pain maison, polenta à  la fonduta, gnochis maison, boeuf au sel, fromages, sorbets au miel et son chocolat chaud, et pour faire passer tout ça, la petite tisane du chef à l'euchalyptus et plein d'autres choses dont on ne se rappelle plus parce qu'on en pouvait plus !

Bon, en bref, à Valtournenche, vous skiez, vous mangez, vous discutez, vous rigolez, et vous re-skiez, re-mangez,....
Vous faites ça 3 ou 4 jours,
après ça, parole de belette, vous vous sentirez,
...comment dire,...
GONFLES A BLOC !!!!
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Viva la montagna in Val d'Aosta !

par Maud C. publié dans : Envies d'ici ou d'ailleurs
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Jeudi 6 mars 2008
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par Maud C. publié dans : Matières à réfléchir
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Jeudi 6 mars 2008
Petite réflexion de comptoir :

Comme j'ai du temps en ce moment
j'écoute les gens...
et croyez-moi, c'est fort intéressant !


- "oh oui mais moi, tu comprends, j'ai le temps de rien
un moment pour moi ? je ne sais plus ce que ça veut dire...
thibaut est tout le temps malade, c'est bien simple, si j'avais pas la nounou, je ne m'en sortirai pas; le sport, n'en parlons pas; c'est pas compliqué, j'ai même plus le temps d'aller à la gym"
- Oui, je comprends. Et ton mari, il vit ça comment lui ?
- Mon quoi ? Ah oui, mon mari, eh bien je ne sais pas, c'est vrai, on en jamais parlé
- Le manque de temps sûrement ?!
- Euh, oui,...oui mais tu comprends, ils me donnent de tels objectifs au boulot, je fais des heures pas possible, et je peux pas faire autrement, il faut absolument que je les atteigne...
- oui, je comprends. Si tu as une prime au bout en plus, c'est logique,
- euh, oui en plus...non mais tu vois, en plus, je me suis beaucoup investi dans ce boulot, j'ai pas envie que tout s'écroule comme ça comme un château de cartes...
- oui, c'est vrai, peut-être que si tu faisais 20 min de boulot en moins par jour, le château s'écroulerait...
- ???? euh, je ne sais pas mais.... et toi, ça va ?
- oui, moi, j'avoue que j'ai du temps pour m'occuper de mon mari, de mes enfants, de mes amis aussi,...
- oh tu vois, c'est le rêve, LE rêve !
- oui, c'est vrai , c'est très important...
- Tu vois, c'est ça qu'il me faut, du temps, du temps ! sinon, je ne vais pas survivre, je le sais,....
- Eh bien, j'ai la solution Solange
- Ah oui ?!
- Tu ne le sais pas bien sûr, mais je suis au chomâge, et j'aimerai beaucoup travailler...
- ah...
- Je te propose donc de prendre en charge tes 20 min de travail par jour...
- ??? Ah quelle drôle d'idée ? oh, en même temps, pourquoi pas ! Ce serait amusant...
- oui, mais à 2 conditions Solange
- ????
- Que tu me rétrocèdes la part de salaire qui va avec...
- mmm, oui, ça paraît logique. Et la 2eme ?
- que tu consacres ces 20 min aux gens qui t'entourent; que tu t'occupes vraiment d'eux, que tu prennes vraiment le temps de les écouter, de partager du temps avec eux, de t'intéresser à eux.... Tu sais, ceux qui ne te donnent pas d'objectifs mais que tu dis aimer plus que tout...
ça te convient ?
- Euh...


J'avoue avoir légérement romancé cette petite brève de comptoir mais elle est née d'un véritable dialogue entre copines chopé comme ça au hasard d'une écriture dans un salon de thé.
Comme quoi, prenez aussi le temps de traîner dans les cafés ne serait-ce qu'une fois par an, c'est très instructif... ;-)

par Maud C. publié dans : Matières à réfléchir
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Mercredi 5 mars 2008
Kigali, 11 Juillet 1994

Patrick,

J’ai enfin réussi à trouver au fond de ce trou, du papier et de quoi écrire. Au fond de ce trou. Tu  ne peux imaginer la sensation que j’éprouve à sentir à nouveau la sève de mes mots circuler dans mes veines et se poser enfin sur le papier. Ici, nous ne pouvons vivre ou penser sous peine d’être torturé. J’écris par bribe lorsque nos gardiens ont le dos tourné et qu’ils ne braquent pas leurs mitraillettes sur nous. Il fait chaud, la lumière se fait rare, la poussière m’étouffe; il m’est interdit de bouger, de parler, ni même d’exister. Je ne sais pas si cette lettre te parviendra un jour mon ami mais cela n’a presque plus d’importance. Derrière les mots sur la page se trouve ma survie. Et c’est tout. Le temps a volé en éclats. Et nous ne survivons qu’avec sa mie.
Cela doit faire cent ans au moins que je suis là, enfermé dans ce trou à rat. Parce que nous ne sommes pas mieux traités que des rats. Nous ne sommes plus des humains, Patrick. Nous avons été emprisonnés parce que notre métier était de témoigner des évènements du monde, parce que nous voulions aller plus loin, parce que nous cherchions à expliquer la part d’humanité de ce qui se passe ici, à prouver justement que nous sommes tous des humains; mais ils n’en sont plus, non, ils n’en sont plus. Et nous non plus (Silence). Leurs âmes se sont définitivement perdues et les nôtres s’éloignent peu à peu. Mon seul espoir de ne pas perdre la mienne à tout jamais est de poser des mots sur ce papier. Des mots qui deviendront des  idées, des idées qui formeront une histoire. Peut-être une histoire inventée quand je n’aurai plus rien  à raconter mais une histoire qui me tiendra en vie, une histoire qui sera le fruit de mon imaginaire, pour preuve que je suis encore un être humain, que des pensées peuvent encore naître de mon esprit, que des émotions sont encore capables  d’éclore au sein de mon être.
Tu vois, mon ami, tout est chargé de signification. Ce que je vis aujourd’hui me prouve à quel point je suis et veux rester un homme avec tout ce que cela suppose et signifie.


William.
par Maud C. publié dans : Matières à réfléchir
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Mercredi 5 mars 2008
A travers la fenêtre, elle passa son corps long et anguleux. Lentement, elle enjamba le bas de la fenêtre comme pour rejoindre cette étendue verte pleine de vie et d’espoir. Le temps d’une absence, elle avait fait ce geste qu’on aurait pu croire suicidaire. Et s’était assise calmement.
Sa silhouette se dessinait si nettement dans cette fenêtre immense qu’on aurait pu la peindre comme une ombre chinoise dans l’émeute des lumières du jardin.
C’est dans ce jardin qu’elle avait eu  les plus grandes émotions de son enfance. Et c’est là qu’elle aimait à se retrouver . C’est pour renouer avec le plus clair visage d’elle-même, qu’elle s’asseyait inlassablement sur cette fenêtre, face à cette tendresse que lui offrait alors la nature. C’était là et surtout là que se produisait pour elle la magie de se sentir à nouveau en connexion avec la terre, avec ses racines, avec elle-même tout simplement. Peut-être était ce l’image de ce sapin, qui ne lui appartenait pourtant pas, mais qui immuablement attaché à ce jardin, lui procurait cette énergie intérieure bâtisseuse.
C’était pour cette voyageuse intrépide qui s’ennivrait de l'inlassable tourment de ses escapades, un moment nécessaire; comme le ying a besoin du yang, son être avait besoin de partir pour s’enraciner, de s’enraciner pour partir.
En regardant cette scène de nature, elle disait souvent : “Voici un arbre, voici la vie, voici mes yeux”.
Son père ne comprenait pas. Lui, qui, employé dans une entreprise de la ville voisine depuis plus de 30 ans, n’avait jamais quitté son pays natal. Il ne percevait pas la philosophie empreinte de liberté et d’attachement à la fois, de sa fille bien-aimée. Il ne comprenait pas mais la voyait toujours “revenir au nid” comme il disait. Et pour lui, c’est tout ce qui comptait.
Un  jour, cependant, il lui demanda pourquoi elle, qui parcourait le monde et photographiait des choses sûrement mille fois plus belles, était tant attachée à regarder cet arbre durant des heures.
Elle lui sourit,…et lui répondit en l’embrassant :
“C’est pour ne pas oublier quel a été mon premier vrai regard sur le monde. C’est simplement pour ça, mon beau papa.” 
par Maud C. publié dans : Matières à réfléchir
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Mercredi 5 mars 2008
Je sais
La journée est brève
J'ai tant à faire
J'ai tant à espérer
J'ai accepté
Ma feuille de route est là
Elle est devant moi
Je l'ai choisie
Etre là
C'est mon choix
Je vais prendre le temps
A mon bureau
Au café
Prendre le temps de forger, imaginer, manier, remanier, malmener, triturer,
Mes idées.
C'est mon poste
Pour cela, je ne garde rien.
Je dis tout
J'écris tout
Je donne tout
A mon ordinateur.
Je ne sauvegarde rien
Sauf peut-être un peu de moi-même
Je cherche
Je cherche
Puis soudain trouve.
Je trouve l'idée, l'image
Elle me plaît
Alors je travaille.
Je réfléchis, rêve, explore,
Et je modifie
sans relâche
oui, sans relâche
Sans relâche,
Je prends un thé,
Mon esprit s'en va
Je le libère
Et puis j'y retourne
Sans relâche
J'ai envie d'aboutir
J'ai besoin d'y croire
J'ai besoin de croire que ce que j'écris donne du sens à la vie.
J'ai besoin d'espérance.

Une parataxe, mais qu'est-ce donc ? Une bête à poil qui ne demande qu'à ce qu'on la caresse ?...
Une parataxe est une construction par juxtaposition, sans qu'un mot de liaison  indique la nature du rapport entre les phrases.
Voici la mienne. Et la vôtre, à quoi ressemble t-elle ?





* Les mots cités en vert sont des éléments imposés au départ. Ceci pour montrer que l'on peut écrire sous contraintes.

par Maud C. publié dans : Matières à réfléchir
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